Tu Ne Dormiras Plus

En cours d'écriture...

 

Résumé :

Le héros de ce livre n'est pas un héros. C'est un homme malsain, pourtant semblable à nous tous. Victime, comme nous des violences de la vie, il aura des réaction disproportionnées aux épreuves qui lui seront présentées. Voyez comment la vie d'une âme tourmentée peut-être simple, décisive, mais aussi inutile. Voyez comme rien n'est jamais sûr, comme le masque ne tient pas toujours. Voyez tout cela.

Car il suffit de la vue du mal pour s'en préserver.

 

Genre : Roman

 

Extraits :

"24 Décembre 2010
Je rangeai mes outils. Frédéric venait juste de m’apporter mes ustensiles de nettoyage. Je misle corps dans la caisse en bois de fortune que j’avais promptement conçue hier soir. Il me semblaitque, cette fois-ci, je ne tremblais plus, je devais être serein. Peut-être étais-je mis en confiance d’unemanière ou d’une autre ? Du moins, j’étais dans un calme inexplicable et –de toute façon, de par lafermeture prématurée du conscient humain- inaudible. Maintenant, j’étais satisfait. Je savonnaisdonc la scène de carnage, cet endroit qui avait pu –le temps d’un instant- assouvir mes pulsions lesplus discutables et me faire ressentir un bonheur comme jamais éprouvé. Cela dit, je choisissais leplus souvent des pièces carrelées pour agir. Le cadavre était dans son cercueil provisoire. Je jouisalors de ce pouvoir qui m’enivrait. J’étais Dieu.
Mais en réalité, je prévoyais d’arrêter ici –ou ne serait-ce qu’un moment- mes actes, cedernier m’étant donné comme le plus marquant. La sélection de mon génocide demeurait privée etincompréhensible. Il me suffisait d’y croire.
J’eus droit à mon remord habituel ; j’avais –comme presque toujours- ma bouteille de Scotch.Je m’assis sur le canapé qui me narguait depuis maintenant plus de deux heures. Je ne pris pas unverre dans le meuble, j’avais bien trop peur de me faire prendre bien qu’inconsciemment, je m’yattendais depuis toujours. Je bus à la bouteille. Mes yeux se posaient sans cesse sur le sol, comme sije me revoyais en train de la tuer, comme si j’avais envie de m’en souvenir. J’avais envie de m’ensouvenir, c’était sûr, pourquoi aurais-je dû faire tout cela autrement ? Pourquoi aurais-je dû memouiller ainsi ? Tout ceci était une œuvre ; une œuvre interdite, soit, mais une expression –à monsens- artistique tout de même. Cela me semblait être la simple expression engagée de mon être.
J’adorais mon travail, j’adorais mes actes. Je chantais les louanges de mes agissementsfunestes –du moins aussi funeste que tout le monde voudrait le faire croire-. Je m’assurai que la mortne fût pas aussi terrible que la population occidentale voulait le penser. Je me disais que de toutefaçon, j’avais libéré mes victimes, ce n’étaient donc pas des victimes. C’étaient des gens chanceux,certes, agréablement chanceux. Tout d’abord, ils me faisaient ressentir un bien fou. De plus, commeje les étudiais, je pouvais dire que je les libérais d’un poids. Pourtant, ils ne semblaient pas meremercier lorsque j’agissais. Je ne comprenais rien et j’étais incompris de tous. J’étais Dieu.
J’étais seul. Seul à me contenter, seul à vivre une vie originale, à survivre au milieu depersonnes coupables, coupables de vivre. Malheureusement, j’étais seul, isolé et indigné." (Première page)

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